Trop d’idées : pourquoi je ne termine rien ?!

Trop d’idées : pourquoi je ne termine rien ?!

Mais pourquoi je ne termine rien ?!

Pourquoi je commence plein de choses sans les finir ?

Pourquoi je ne termine jamais mes projets alors que j’ai plein d’énergie ?

Les questions que se posent régulièrement mes clientes-zèbres… Dans cet article, je vais te partager une vision sur ce qui se passe dans ton cerveau quand tu as trop d’idées.

Tu as une multitude d’idées.

Tu sais voir le potentiel de chaque idée.

Tu commences plein de choses.

Tu réfléchis à plein de projets.

Tu fais des recherches.

Tu imagines.

Tu cogites.

Et pourtant, tu ne termines presque rien.

C’est frustrant.

C’est culpabilisant.

Et tu penses peut-être que c’est ton organisation qui coince.

Que tu devrais mieux gérer ton temps. Tu commences même à utiliser le mot qui t’écorche la langue : la discipline…

Tu cherches une nouvelle méthode d’organisation, un outil pour gérer tes priorités.

Tu perds ton temps !

Car la réponse à la question « pourquoi je ne termine rien ? » n’a pas grande chose à voir avec l’organisation.

Mais avec le fonctionnement naturel de ton cerveau.

Parce que quand tu as une multitude d’idées, ton véritable défi, selon moi, c’est d’apprendre à donner une direction à ton énergie et à rester suffisamment longtemps avec une idée pour lui donner vie.


Pourquoi ton cerveau adore les nouvelles idées

Commençons par quelque chose de très simple : ton cerveau est particulièrement sensible à la nouveauté.

Une nouvelle idée, c’est une nouvelle possibilité.

Et une nouvelle possibilité peut déclencher un système très puissant : le système de récompense.

La dopamine y joue un rôle essentiel.

On présente souvent la dopamine comme « l’hormone du bonheur ».

C’est beaucoup plus compliqué que ça.

La dopamine intervient notamment dans la motivation, l’apprentissage, l’anticipation de la récompense et l’orientation vers une action.

Et c’est justement ce qui est intéressant avec les nouvelles idées.

Quand une idée apparaît, tu ne sais pas encore exactement ce qu’elle va produire. Mais tu imagines déjà ce qu’elle pourrait produire.

Ton cerveau anticipe. Et cette anticipation peut être extrêmement stimulante.

Et si je faisais ça ?

Et si ça marchait ?

Et si ça devenait mon prochain projet ?

Et si ça changeait mon activité ?

Et si je créais quelque chose de complètement nouveau ?

Ton cerveau adore explorer ces possibilités. Il s’en moque que tu culpabilises en te demandant « pourquoi je ne termine rien ? »

Il s’amuse. Il est amoureux. Car une nouvelle idée contient énormément de potentiel sans encore contenir les difficultés.

C’est le meilleur des deux mondes.

Beaucoup de récompense anticipée. Très peu de problèmes à résoudre…


Pourquoi commencer un projet est plus excitant que le terminer

C’est là que ça devient intéressant.

Au début d’un projet, tu es dans la phase de découverte.

Tu réfléchis. Tu imagines. Tu construis.

Tu fais des liens. Tu cherches. Tu apprends.

Ton cerveau est stimulé.

Mais plus tu avances, plus tu quittes le monde des possibilités pour entrer dans celui des contraintes.

Et là, ton cerveau doit traiter beaucoup plus d’informations.

Il faut prendre des décisions.

Résoudre des problèmes.

Maintenir ton attention.

Planifier.

Changer de stratégie quand quelque chose ne fonctionne pas.

Et surtout : maintenir ton effort alors que la récompense est encore loin.

C’est une autre histoire.

Or, une nouvelle idée te promet une récompense potentielle immédiatement.

Tandis qu’un projet en cours te demande souvent de travailler maintenant pour obtenir un résultat beaucoup plus tard.

Et ton cerveau doit alors faire quelque chose de très important :

résister à l’envie de passer à autre chose.


Pourquoi je commence plein de choses sans les finir : la fatigue décisionnelle

Quand tu as beaucoup d’idées, tu n’as pas seulement beaucoup de projets.

Tu as aussi beaucoup de décisions potentielles.

Quelle idée choisir ?

Quelle offre créer ?

Quel projet terminer ?

Que faire maintenant ?

Que faire plus tard ?

Est-ce que cette nouvelle idée est meilleure ?

Est-ce que je devrais changer de stratégie ?

Est-ce que je me suis trompée ?

Et chaque décision mobilise tes fonctions exécutives.

Les fonctions exécutives regroupent notamment des capacités comme la mémoire de travail, la flexibilité cognitive et la planification.

Elles permettent de garder un objectif en tête et d’organiser ton comportement pour l’atteindre.

Tu vois le problème ?

Si tu changes constamment de projet, tu demandes constamment à ton cerveau de :

changer de contexte → retrouver où tu en étais → décider quoi faire → réorganiser tes priorités → repartir.

Ce n’est pas gratuit.

Le cerveau doit constamment réorienter son attention.

Et cette dispersion peut donner une impression étrange :

tu as énormément travaillé, mais tu n’as pas vraiment avancé.


Le cerveau doit aussi gérer son énergie

Ton cerveau consomme une quantité importante d’énergie, jusqu’à 30%.

Il doit donc fonctionner de manière efficace. Or, certaines activités cognitives sont plus exigeantes que d’autres.

Comme : maintenir une attention volontaire. Prendre des décisions.

Résoudre des problèmes complexes. Changer constamment de tâche.

Maintenir un objectif malgré une récompense différée.

Tout cela demande du travail cognitif.

Et lorsque ton environnement est rempli de possibilités, ton cerveau doit faire beaucoup de choix.

C’est aussi pour cela que simplifier et réduire le nombre de décisions peut réellement aider à passer à l’action.

Pas parce que tu serais incapable de t’organiser.

Mais parce que tu donnes moins de travail inutile à ton cerveau.

Et en même temps, le cerveau de zèbres peut vite s’épuiser en gardant focus permanent. Donc, l’éparpillement, c’est aussi un mode survie.


Pourquoi une nouvelle idée peut devenir une forme de fuite

Attention : je ne suis pas en train de dire que chaque nouvelle idée est une fuite.

Certaines nouvelles idées sont vraiment de bonnes idées.

Mais parfois, une nouvelle idée arrive exactement au moment où ton projet actuel devient difficile.

Et ça mérite de t’arrêter deux secondes.

Parce que ton cerveau peut apprendre une association très efficace :

difficulté → nouvelle idée → excitation → soulagement.

Tu rencontres un problème.

Tu bloques.

Tu n’as plus envie.

Et soudain…

une idée géniale !

Tu ressens à nouveau de l’énergie.

Tu as retrouvé l’envie.

Mais tu n’as pas résolu le problème du projet précédent.

Tu l’as simplement quitté.

Et si ce mécanisme se répète, tu peux finir par avoir une collection impressionnante de projets initiés et très peu de résultats.


Comment arrêter de s’éparpiller ?

La solution n’est donc pas de lutter contre ton cerveau.

C’est de lui donner un cadre.

Et pour moi, la première chose à faire est beaucoup plus difficile qu’une nouvelle méthode d’organisation : choisir.

Quand tu as beaucoup d’idées, tu peux avoir l’impression que choisir signifie renoncer, c’est l’une des plus grandes peurs des personnes HPI et hautement sensibles.

Mais choisir ne signifie pas supprimer. Cela signifie juste séquencer.

Tu peux conserver toutes tes idées, les noter, y revenir plus tard.

Mais tu peux décider qu’une seule direction mérite ton énergie maintenant.

Et cette décision va simplifier énormément de choses.

Ton cerveau peut alors consacrer davantage de ressources à l’exécution plutôt qu’à la sélection permanente.


Comment enfin terminer ses projets ?

Il y a ensuite une deuxième compétence à développer : rester.

Rester avec ton projet quand l’excitation du début est passée.

C’est probablement l’une des choses les plus difficiles quand tu fonctionnes avec beaucoup d’idées.

Parce que tu peux toujours trouver quelque chose de nouveau.

Mais terminer un projet demande de traverser une phase beaucoup moins excitante.

Tu dois accepter l’ennui parfois.

La répétition.

Les ajustements.

Les problèmes.

Les erreurs.

La persévérance.

Et c’est là qu’intervient un phénomène très intéressant : l’habituation.

Un stimulus nouveau attire davantage ton attention.

Puis, à mesure qu’il devient familier, la réponse à ce stimulus peut diminuer.

Ce qui était passionnant au début devient normal.

Et ce n’est pas forcément le signe que ton projet est mauvais.

C’est peut-être simplement le signe que ton cerveau s’est habitué.

Tu n’es plus dans l’excitation de la découverte.

Tu es dans la construction.

Et construire, c’est différent.


Comment réaliser ses idées quand on en a trop ?

Alors, quand une nouvelle idée arrive, plutôt que de te demander immédiatement :

Comment vais-je faire pour réaliser cette nouvelle idée ?

pose-toi deux questions.

Est-ce que cette idée sert la direction que j’ai choisie ?

Est-ce qu’elle sert la direction que j’ai choisie pour les prochains mois ?

Est-ce qu’elle sert mon activité ?

Est-ce qu’elle sert la vie que j’ai envie de construire ?

Et surtout :

Est-ce qu’elle sert la personne que j’ai envie de devenir ?

Tu n’as pas besoin de décider si cette idée est bonne ou mauvaise.

Tu dois décider si elle mérite ton énergie maintenant.


Est-ce que je suis prête à vivre avec cette idée pendant plusieurs mois ?

C’est la deuxième question.

Parce qu’une idée, c’est facile à aimer quand elle est nouvelle.

Mais est-ce que tu es prête à vivre avec elle quand elle sera devenue un projet ?

Quand il faudra travailler dessus pendant des semaines ?

Quand il faudra résoudre des problèmes ?

Quand tu auras moins d’excitation ?

Quand une autre idée beaucoup plus séduisante arrivera ?

C’est là que tu passes de l’amour passionnel à l’amour durable.

Au début, tu es amoureuse de ton idée.

Puis tu apprends à aimer sa réalisation.

Et ça, c’est une autre relation.


Tu n’as pas besoin de moins d’idées

Si tu es zèbre, tu as beaucoup d’idées, et c’est une force. Evidemment, tu n’as pas besoin de devenir une autre personne.

Mais une force peut devenir épuisante quand elle n’a pas de direction.

Alors, moi, j’ai arrêté d’essayer de mieux gérer mes mille idées. J’ai pas Notion.

En revanche, en début de chaque année, mois, semaine, je chois laquelle mérite de devenir réelle.

Parce qu’une idée qui reste dans ma tête est une possibilité.

En revanche, celle que je teste, que j’ajuste et que je termine existe dans la matière, dans la réalité.

Tous mes jeux transformationnels étaient d’abord des idées. Aujourd’hui, 5 existent déjà, y compris en version imprimée.

Ma formation Académie de coaching métaphorique, c’était une idée il y a 3 ans. Aujourd’hui, j’ai déjà formé plus de 30 personnes.

En ce moment, une autre idée est en train de prendre forme : ma nouvelle formation Secrets des expériences vibrantes. Et je vais l’emmener au bout.

Et si tu veux que je t’accompagne pour t’aider à réaliser tes idées à toi, appelle-moi.

Car tes idées méritent d’exister. Et pas que dans ta tête.

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